Henri Matisse

Tableaux, Peintures célèbres, Faits marquants, Biographie, Autoportrait, Citations, Reproduction sur toile

Très populaire pour son art complètement original mais aussi pour son usage de la couleur, le nommé Henri Émile Benoît Matisse était originaire de France. Il y est né le 31 décembre 1869 et est mort le 03 novembre 1954. À l'instar de Pablo Picasso, il est perçu comme l'un des artistes ayant apporté des bouleversements spectaculaires dans les arts visuels au début des années 1900. Ces changements ont permis d’améliorer considérablement le regard artistique sur la peinture et la sculpture.

Henri Émile Benoît Matisse est devenu un avant-gardiste du mouvement artistique appelé le fauvisme. Cela est dû à l'accent particulier qu’il mettait sur les couleurs et le contraste entre elles dans ses peintures de 1900 à 1905. Beaucoup de ses peintures ont été faites entre 1907 et 1917, quand il développa un style exigeant qui s’appuyait sur des formes planes avec des éléments graphiques ornementaux. Après sa délocalisation sur la côte d’Azur autour de la ville de Nice, le caractère plus lâche sur son art lui amena le rôle de garant de la peinture classique dans l’hexagone. Peu avant sa mort, affaibli par la maladie, il mit sur pied un incontournable recueil d’œuvres constitué de papiers collés et coupés.

Il fut considéré comme l'un des précurseurs de l'art moderne grâce à ces talents novateurs.

 

Les 9 peintures les plus célèbres

 

Vingt et une choses à savoir sur Henri Matisse

1. Henri Matisse n'avait pas prévu d’épouser l'art comme activité professionnel. Dans la capitale française, il exerça le droit à l’université de Paris et fit le métier d’avocat après l’obtention de son diplôme. Sa passion est ensuite devenue son métier.

2. Quelques soucis de santé transformèrent son existence et son orientation professionnelle. Il devra rester un moment au lit à cause d’une appendicite chronique qui le tenaillait depuis l’âge de vingt ans. Pendant son repos forcé, sa mère Anna Éloïse, mit à sa disposition un ensemble d'instruments d'art pour l'aider, l’occuper et vaincre l'ennui. Il prit ainsi goût à la peinture.

3. Henri Matisse naquit le 31 décembre 1869 dans la localité du Cateau-Cambrésis, en France. Ses parents étaient de riches marchands de céréales.

4. Il apprit le métier à l’Académie Julian au cours de l’année 1891, avec le peintre académique français William-Adolphe Bouguereau.

5. Après une année à l’académie où les connaissances artistiques ne furent guère acquises, Matisse décida d’abandonner sa formation dans cet institut. Il débuta par la suite, durant de longues années chez le peintre symboliste Gustave Moreau, une formation instructive pendant laquelle il découvre son identité artistique.

6. Au nombre de ses meilleurs mécènes, il y avait des bourgeoises d’origine américaine. Il s'agit notamment de Gertrude Stein, Claribel Cone et Etta Cone. Une bonne partie de ses œuvres était amassée par les deux sœurs Cone que l’artiste appelait affectueusement ses deux dames de Baltimore.

7. Henri fit la connaissance du talentueux peintre Pablo Picasso, originaire de Catalogne en Espagne. Elle eut lieu au cours d'une assemblée organisée dans le domicile de Stein et son amie Alice B Toklas pendant le mois d’avril de l’année 1906. Plus jeune de onze années qu’Henri, son nouvel ami sera son plus grand challenger. Henri traitait même avec ironie leur amitié de « combat de boxe ».

8. Henri fait partie des précurseurs de la première grande tendance artistique du début du vingtième siècle appelé le fauvisme. Très en vue de 1905 jusqu’à presque cinq ans plus tard, ce mouvement a donné à la couleur un sens nouveau, défait de toute interprétation traditionnelle et lambda. « Quand je pose un vert, cela ne signifie pas de l'herbe ; et quand je pose un bleu, cela ne signifie pas le ciel », affirmait Matisse.

9. À ses débuts, ses œuvres répondaient à la donne artistique classique. Cependant, suite à sa rencontre avec l’artiste John Peter Russel, natif d’Australie, qui lui fit prendre connaissance de la réalisation artistique de Vincent Van Gogh au cours de l’année 1897, il apporta de profondes mutations dans sa donne artistique.

10. Dans un hôtel spécial du siècle des lumières situé dans la capitale française, Henri y resta pour vivre et exercer son métier. Cet hôtel était composé de plusieurs logements. Dans le même hôtel que lui, résidaient Isadora Duncan, Jean Cocteau, de même qu’Auguste Rodin. L’habitation entière fut prise par l'artiste sculpteur. C'est à cet emplacement qu'est situé l’actuel musée Rodin.

11. Pour bon nombre de commentateurs du monde artistique, notamment dans le pays de l'oncle Sam, l’usage systématique de la couleur par Henri demeurait catastrophique ou outrageant. Les opinions des gens pouvaient être nourries d’émotions négatives au cours de l’année 1913. Pendant que le tableau appelé « Nu bleu »  (1907/1908) est allé dans la ville américaine de Chicago, une copie a été brulée par les apprenants de l’école « Art Institute ».

12. Le plus grand sponsor d’Henri était Sergei Ivanovich Shchukin, un richissime homme d'origine russe qui a fait fortune dans le textile. Sa collection est actuellement dans des conservatoires d’objets d’œuvres d’art de l’Ermitage et Pouchkine. Les gens vous détestent, mentionne Shchukin à l’endroit d’Henri au cours de l’année 1910. Ensuite, il ajouta que l’avenir est cependant entre vos mains.

13. Henri partit de la capitale française et domicilia sur la côte d’Azur autour de la ville de Nice pendant l’année 1917. Là, il resta pendant la troisième décennie du vingtième siècle et fit des réalisations artistiques, notamment des scènes de la vie domestique et des représentations de personnes. Tout cela fut très apprécié par le monde artistique.

14. L’exotisme influence sérieusement Matisse, surtout ses deux séjours des années 1912 et 1913 dans un pays d’Afrique du Nord, le Maroc. Il fit un nombre important de tableaux de femmes nues ou presque nues communément appelés odalisques. Henri logea à Nice et y resta pendant la décennie des années 20. Tout le temps passé dans cette ville, il se consacra à la conception de tableaux montrant les réalités de la vie domestique et des femmes nues.

15. Si passionné fut-il de l’œuvre de Paul Cézanne : « Les trois baigneuses », qu’entre 1879-1882 que bien que ruiné, il s’offrit l’œuvre auprès du commerçant Ambroise Vollard. Il présenta une décharge dans laquelle il s’engageait à payer ultérieurement.

16. La tentative d'Amélie, l’épouse de Henri d’expulser Lydia Dolectorskaya, une femme qui avait perdu ses parents et fui son pays la Russie, causa le divorce entre les deux époux après quatre décennies et une année de mariage. Amélie avait l’intuition qu'il existait une intimité entre son mari et Lydia. Elle voulut alors qu’il choisisse parmi elles. En dépit du fait qu’il ait décidé de conserver sa femme, cette dernière, éreintée, finit par s'en aller.

17. Pendant qu’Henri habitait dans la belle résidence dénommée « Le rêve » dans la décennie 1940, il possédait un trio de chats à qui, il servait de la viennoiserie à base de farine, d’œuf et de lait au lever du jour. Ses animaux domestiques avaient chacun un nom : le premier s’appelait Minouche, le second Coussi et le troisième La puce.

18. À part ces animaux, il affectionnait également les colombes. Il s'en procurait près du grand fleuve qui coulait à travers la ville parisienne : la Seine. L’apparence physique de ces animaux était vue dans beaucoup de découpages de l’artiste. Le catalan Picasso s'est d’ailleurs inspiré de l'un d’eux pour réaliser pendant l’année qui marqua la fin de la seconde guerre mondiale, la célèbre image que nous reconnaissons aujourd’hui comme la colombe de la paix. Peu avant sa mort, Henri fit don de ses colombes à Picasso.

19. Pendant ces derniers jours, il resta isolé, assis dans sa chaise mobile. La pratique du métier s’avérait davantage pénible, d’autant plus qu’il était désormais avachi. Il se pencha alors sur sa technique du découpage. Avec un ciseau, il morcelait du papier en y créant des formes, qu’il dispose ensuite avec un bois de grande taille. Cette méthode, il la dénommait la « peinture aux ciseaux ».

20. Le cinquième et le quatrième art (la musique et la danse) sont des sujets fréquents que l’on retrouve dans ses premières réalisations. Nous pouvons citer par exemple « Danse I », une œuvre réalisée entre 1909 et 1910 sur la demande de Sergei Shchukin pour son domicile dans la capitale Russe. Il y a également le livre Jazz d’Henri, vilipendé deux ans après la guerre, et où sont mis l’un à côté de l’autre ses pensées sur l’existence humaine et ses découpages colorés.

21. L’enfant d’Henri, fruit d’un amour précipité de jeunesse, du nom de Marguerite Matisse, fut un membre actif et important de la Résistance française au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle fut appréhendée par la police nazie appelée la Gestapo un an avant la fin de la guerre. On la conduisait vers un camp massif de prisonniers à Ravensbrück, mais par le coup du sort, une offensive des forces alliées qui luttaient contre l’Allemagne brouilla le wagon, facilitant ainsi sa fuite.

Autoportrait

 

Photos

 
Henri Matisse, 1913
Henri Matisse et son chat
Henri Matisse jeune
Henri Matisse jeune

Citations

 “Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.”
"On ne peut s'empêcher de vieillir, mais on peut s'empêcher de devenir vieux."
"La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération."
"Le noir est une couleur en soi, qui résume et consume toutes les autres."

Vie et éducation de Henri Matisse

L'artiste Henri Matisse a vu le jour en France et plus précisément dans la ville de Cateau-Cambresis. Il passa l’enfance dans la région de Picardie, précisément à Bohain-en-Vermandois. C'est en ce lieu que ses parents étaient des marchands de fleurs. Il est l’aîné de la famille. Il alla faire des études universitaires en droit à Paris . Il officia ensuite en tant que cadre administratif judiciaire dans sa région natale de Cateau-Cambrésissuite à l’obtention de son certificat. Il débuta la peinture l’année qui précéda 1890, suite au don que sa maman lui fit pour pratiquer cet art. Tout cela se passait à la fin d'un traitement qu’il a subi pour l’appendicite, moment pendant lequel il se reposait après de nombreux soins. Henri vit dans la peinture le bonheur au grand désarroi de son paternel. Il repartit se faire former dans l'art à l’Académie JulianWilliam-Adolphe Bouguereau et Gustave Moreau qui étaient ses formateurs. Il débuta par la représentation d’environnements dépourvus de vie (nature morte) et des étendues de territoire en adoptant un genre pictural ancien qu’il maitrisait. Henri s’inspire des réalisations d’ anciennes grandes figures du monde de l’art comme Jean-Baptiste-Siméon Chardin, Nicolas Poussin, puis Antoine Watteau, mais aussi de l’art japonais et des grandes figures actuelles du monde artistique, comme Edouard Manet. Parmi tous ceux-là, Siméon Chardin faisait partie de ceux qui captivaient le plus Henri ; au point où il reprit quatre tableaux de ce dernier qui se trouvaient dans le célèbre conservatoire d'œuvres de Louvre.

Il eut en 1894, une relation avec Caroline Joblau qui lui fit une enfant du nom de Marguerite. Quatre ans plus tard, il maria Amélie Noellie Parayre, avec qui il éleva sa précédente fille, mais aussi les deux garçons qu’il eut avec sa nouvelle femme. Le premier garçon portait le nom de Jean et naquit en 1889. Le second, Pierre, naquit onze ans plus tard. Henri a plusieurs fois peint sa nouvelle femme et sa fille.

Quatre années avant 1900, pendant qu’il était encore en formation, Henri alla voir, au large des côtes bretonnes, sur l'île Belle Ile, John Russellun peintre de nationalité australienne. Celui-ci lui montra un mouvement artistique dénommé l’impressionnisme. Il lui présenta aussi les œuvres de Vincent van Goghavec qui l’Australien avait des liens. Il offrit du reste à Henri un tableau de Vincent. Le modèle artistique de Henri , dès lors, se métamorphosa. Il renonça à ses couleurs ternes et adopta désormais des couleurs bien foncées. Il affirma après que Russel fut son maître, qui lui apprit le principe des couleurs.

Il partit pour la capitale anglaise, Londres où il acquit les connaissances relatives aux œuvres de J. M. W. Turner, puis il partit ensuite pour la Corse. Tout ceci se fit sur la base des conseils fournis par Camille Pissarro en 1898. Revenu dans la capitale française, il exerça son métier avec Albert Marquet, puis il fît la connaissance de trois personnes à savoir Jules Flandrin, Jean Puyet enfin André Derain. L’artiste se procurait à crédit les peintures des personnes qui lui servaient de modèles, et il se met à fond dans les réalisations de ses collègues. Parmi les réalisations artistiques qu’il exhibe dans son domicile, se trouve une partie supérieure de corps humain fait par l’artiste Rodin, une œuvre de Gauguin, une autre œuvre de van Gogh puis les trois baigneuses du célèbre artiste Paul Cézanne. Mais, il trouva ses repères à travers le système d’organisation de la peinture et des couleurs de Cézanne.

Bon nombre d’œuvres d’Henri, entre 1898 et 1900, s'inspiraient d'un procédé qu'on appelle la technique divisionniste. Il appliqua cette dernière suite à la lecture de l'essai de Paul Signacayant pour titre « Eugène Delacroix et le néo-impressionnisme ». Ses peintures entre 1902 et 1903 reflétaient une période sombre de sa vie où il enregistra de véritables difficultés financières. Henri s'immisça dans la sculpture où il confectionna une première œuvre qui était selon Antoine-Louis Barye une copie. En 1899, il s'adonna à fond au labeur de la terre, finissant ainsi « L’esclave » au cours de l’année 1903.

Henri Matisse et le Fauvisme

Il fit découvrir à un grand public pour une première fois ses œuvres à la galerie d'Ambroise Vollard. Malheureusement, l’événement ne fut pas une réussite. Suite à son séjour estival à Saint-Tropezoù il travailla avec Signac et Henri Edmond Crossqui sont tous deux des adeptes du néo-impressionnisme, il adopta des couleurs très prononcées et significatives. En ce moment, il réalisa sa plus majestueuse peinture néo-impressionniste.. Il partit encore dans la partie méridionale du pays pour besogner avec André Deraindans la localité de Collioure. Les artistes de ce temps mettaient l’accent sur l’apparence sans courbure et des traits simples dimensionnés, mais optent pour le pointillisme.

Au Salon d'Automne, Henri Matisse accompagné d’un certain nombre d’artistes, tous appelés « Fauves » ont fait en 1905, une exhibition grand public de leurs œuvres. Avec des couleurs suffisamment agressives et par moment en incohérence de ton, et sans s'appesantir sur l’apparence colorifique de l’élément concerné, ces tableaux reflétaient des sentiments. Celles présentées par Henri étaient intitulées « Fenêtre ouverte » et « Femme au chapeau ». « Donatello au milieu des fauves » fut la description que fît le commentateur d’œuvres d'art répondant au nom de Louis Vauxcelles, en faisant allusion à une œuvre du deuxième art s’inscrivant dans le style de la période de la renaissance. Ce propos devint célèbre après qu’il soit mentionné dans la parution du 17 octobre 1905 du journal Gil Blas. Cette présentation d’œuvres a provoqué de nombreuses réactions. Le commentateur d’œuvres d'art Camille Mauclair, avec l’approbation d'un certain public, affirma qu’« Un pot de peinture a été jeté à la face du public ». Lorsque le tableau d’Henri dénommé « Femme au chapeau » qui fut vivement critiqué a été vendue à Gertrude et Leo Stein, l’artiste a donc repris confiance. André Derain et lui étaient à la fois des concurrents sur le plan artistique et ils étaient aussi les figures phares du fauvisme. Il y avait aussi parmi les fauves des gens comme Georges BraqueRaoul Dufy sans oublier Maurice de Vlaminck. Gustave Moreauné en 1826 et mort à l’âge de 72 ans était le principal instigateur du mouvement dénommé le symbolisme. Etant enseignant à l'École des Beaux-Arts de Paris, il amena ses éleves à se démarquer des orientations stéréotypées pour s'attacher à leurs inspirations personnelles.

Le journal La Falange, dans l'une de ses parutions, cita un propos de Apollinaire qui dit à propos des travaux de Henri : « Nous ne sommes pas ici en présence d'une entreprise extravagante ou extrémiste : L'art de Matisse est éminemment raisonnable ». Cependant, jadis, les peintures de Henri faisaient face à une hostilité d’opinion assez rigoriste. Il lui était difficile de faire face aux charges domestiques. Son œuvre Nu bleufait en 1907, fut en 1913, malheureusement incinérée aux États-Unis au cours de l'Armory Show de Chicago.

L’évolution de Henri ne fut point entravée par la chute du fauvisme en 1906. Entre 1906 et 1917 ses plus jolis tableaux sont réalisés. Quand il se rendit à l’importante rencontre des grands peintres dans la localité de Montparnasse, il n’a pas pu s'immiscer correctement à cause de ses méthodes de travail traditionnelles et propres aux riches. Il resta quand même perméable à de nouvelles tendances. Suite à l’exhibition grand public des œuvres musulmanes en Bavière dans la ville allemande de Munich au cours de l’année 1910, il resta deux mois en Espagne afin d'y apprendre l'art des maures. Cela eut une répercussion sur le peintre. Il fit désormais preuve de hardiesse excessive dans l’application des couleurs vives et point dimensionnées. La preuve en est visible en 1911 à travers l’œuvre dénommée L'Atelier Rouge.

Sa relation avec Sergei Shchukin, collectionneur d’art russe, dura dans le temps. En l’honneur de celui-ci, il fit une très importante œuvre dénommée La Danse. En réalité, le russe avait en cette année 1910, demandé qu'on lui réalise deux œuvres. La seconde s’appelait Musique. Une production de La danse, réalisée un an plus tôt était conservée aux États-Unis au Museum of Modern Art de New York.

Gertrude Stein, Académie Matisse, et les sœurs Cone

Il fit la connaissance de Pablo Picasso aux environs de 1904. Ce dernier était moins âgé que lui d'une douzaine d’années. Ils seront plus tard à la fois de bons camarades et des concurrents sur le plan professionnel. Les gens confrontaient même leurs œuvres. La majeure nuance qui réside entre ces artistes demeure le fait que Henri s’attelait à peindre et dessiner l’environnement et les paysages à l’état pur alors que son collègue se basait sur des représentations intuitives. Ils peignaient tous des êtres humains de sexe féminin et des paysages dépourvus de vie. Henri quant à lui essayait de faire apparaître des hommes dans les tableaux portant des représentations de la vie domestique. Les deux artistes firent connaissance au salon des amis Gertrude Stein et Alice B. Toklas dans la capitale française. Certains américains y résidaient tels que Gertrude Stein et ses frères Leo Stein, Michael Stein et son épouse Sarah. Ils recueillaient et soutenaient les productions de Henri entre 1900 et 1910. Les deux sœurs Cone, s’agissant de Clarabel et Etta venues de Baltimore, et qui étaient des amies de Gertrude devinrent toutes des mecenes de Henri et Picasso. Ces femmes recueillaient un nombre impressionnant de leurs œuvres. La collection Cone est actuellement montrée au grand public dans le Baltimore Museum of Art.

Beaucoup de peintres se sont rendus au lieu d’exposition d'objets d’art de Stein. Cependant, une bonne partie d’entre eux n’avait pas leurs œuvres représentées au 27 rue de Fleurus. Les œuvres de MonetCézanne, Matisse et Picasso étaient plus représentées chez Gertrude Stein et son frère Léo. Mais chez la femme de leur frère Michael Stein, c’étaient uniquement les œuvres de Henri Matisse qui étaient à l’honneur.

Georges BraqueAndré Derain, les deux poètes Max Jacob et Guillaume Apollinaire, Henri Rousseau, Marie Laurencinet Fernande Olivierqui sont les amantes respectives du grand peintre Apollinaire et de Picasso faisaient partie des amis qu’Henri fréquentait.

Dans l’hexagone, ses compagnons créèrent l'Académie Matisse à Paris. C'était un centre de formation où Henri Matisse apprit la peinture à de nombreux débutants pendant quatre ans entre 1907 et 1911. Les meilleurs élèves étaient Hans Purrmann et Sarah Stein.

Henri Matisse après Paris

Dix-sept années s’étaient écoulées en ce début de vingtième siècle qu’Henri choisit d'aller vivre au niveau de la banlieue de Nice, sur la Côte d'Azuret plus précisément à Cimiez. Pendant les dix années suivantes, il modéra son style pictural. Cette situation s'apparente au nouveau mouvement appelé le néoclassicisme sous l’impulsion de Picasso et Stravinsky mais aussi au traditionalisme de Derain. Tout cela est un peu dû au revirement de la tendance artistique au lendemain de la seconde guerre mondiale que le monde a connu. Les odalisques orientales d’Henri, étaient réalisées suivant cette tendance. Malgré que ces œuvres soient très prisées, elles connurent quelques désapprobations de personnes les jugeant trop légères d'un point de vue sémique, et qu'elles relèvent beaucoup plus d’un caractère ornemental.

Au lendemain de la deuxième décennie du vingtième siècle, Henri coopéra avec beaucoup avec d’autres peintres originaires des Pays-Bas, de l’Espagne, d’Allemagne, de la France et du pays de l’oncle Sam (les Etats-Unis).

Dans les années 30, Henri adopte un style fougueux moins complexe. Le fanatique d'art originaire du nouveau monde, Albert C. Barnesle persuada de faire une gigantesque œuvre au bénéfice de la Fondation Barnes : La Danse II, finalisée en 1932.

Deux années s’étaient écoulées après son divorce en 1939, qu'il subit une colostomie. Il resta dans une chaise mobile jusqu’à son dernier jour. Ses traitements étaient assurés par Lydia Delektorskaya, une femme originaire du pays de l'est qu'il peignait parfois sur ses tableaux. Plusieurs personnes se mirent à son service quand il débuta ses gouaches découpées. La séquence des « Nu bleu » est typique de ce qu’Henri qualifiait de « peinture aux ciseaux ». Ici, l’artiste crée une concordance entre dimensionnement des figures de l’espace et couleurs, le tout sur un élément ordinaire pour donner un caractère doux et amusant.

Il sortit deux ans après la guerre un ouvrage en nombre réduit intitulé « Jazz », qui comportait des écrits précédés de gouaches découpées. Dans la cinquième décennie du vingtième siècle, il s’adonna au graphisme et fit des vignettes aux studios Mourlot de la capitale française, pour des ouvrages de littérature et sur un nombre impressionnant de feuilles imprimées à caractère unique.

Apolitique, il fut abasourdi de voir son enfant Marguerite prendre part à la Résistance pendant la guerre. Elle se fit molester et conduite au camp de concentration de Ravensbrück.

La peinture qui ponctuera sa vie artistique était un assemblage de panneaux de verres posé à l'Union Church, dans la localité de Pocantico Hills près de New York, à en croire les propos de David Rockefeller. Il garda même dans sa pièce personnelle, une copie de cette œuvre quand il rendit l’âme 9 ans après la guerre, mentionne Rockfeller. Celle-là fut finalisée deux ans après sa mort.

Il décéda d'un infarctus neuf ans après la grande guerre à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Il fut conduit dans sa dernière demeure au Monastère Notre Dame de Cimieznon loin de la ville de Nice. L’influence d’Henri Matisse sur le fauvisme est d’autant plus incontournable que celles de Sigmund Freud en psychologie et William Shakespeare en littérature. Sa renommée est désormais très grande à cause de l’ascendant qu’il a pris dans la peinture au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’art abstrait américain a d’ailleurs arboré la conception de Hans Hofmann selon laquelle c'est la couleur qui détermine la disposition des éléments constitutifs d'une image. Les réalisations de beaucoup d’artistes adeptes des couleurs, notamment Jackson PollockMark Rothko, ont été mises en valeur. Dans cette logique artistique, Henri est une légende des années 1900. Au lieu de prendre le troisième art pour atteindre un certain but, il préféra y faire ressortir un ordre artistique dépourvu de toute ambiguïté et composé de couleurs et traits ornementaux. Notons que l’influence d’Henri sur les peintures réalisées dans les années 1900 et les tendances artistiques qui suivront est considérable.

L'héritage de Henry Matisse

La Chapelle du Rosaire de Vence est encore surnommée la chapelle de Matisse car c'est lui qui a peint tous les compartiments de cet édifice. Ce chef-d’œuvre terminé deux ans après la grande guerre, débuta 4 ans plus tôt. Cette œuvre est la conséquence de la relation entre la Sœur Jacques-Marie et l'artiste français. Avant de devenir une religieuse, elle a d’abord été employée en tant qu'agent de santé et icône pour les peintures d’Henri. D’abord, dans son livre La chapelle de Vence parut en 1992, puis dans son documentaire intitulé « Un modèle pour Matisse », réalisé onze années plus tard, il relata leur rencontre dans la ville de Vence et la coopération qui en a résulté.

Actuellement, l’un des plus importants recueils des peintures d’Henri Matisse est dans le musée qu’il fonda en 1952 dans sa ville natale.

Les tableaux et reproductions de peintures de Henri Matisse

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