Tableaux, Peintures Célèbres, Faits marquants, Biographie, Reproduction sur toile

Le 14 novembre 1840, Oscar-Claude Monet nait à Paris. Il est plus connu sous le nom de Claude Monet, célèbre peintre français et l’un des fondateurs du courant de l’impressionnisme. Il décéda le 5 décembre 1926 dans son domicile de Giverny. Découvrir les Dix tableaux de Monet que vous devriez connaître.

Sa vie d’artiste, il la débuta en peignant des portraits de notables de la ville du Havre. En 1859, il se rend à Paris afin de réussir dans le milieu artistique de la peinture suivant les recommandations d’Eugène Boudin. En 1866, son succès éclata aux yeux de tous au salon de la peinture et de la sculpture grâce à son œuvre « La Femme en robe verte ». Ce tableau représente Camille Doncieux dont il deviendra le mari le 28 juin 1870. La même année, il fuit la guerre en se réfugiant au Royaume uni, puis aux Pays-Bas. A Londres, il fait la connaissance du marchand d’art Paul Durand-Ruel. Cette rencontre sera sa principale source de revenus durant le reste de sa vie d'artiste. En 1871, il décide de revenir en France. En 1874, il se rend à la première exposition de tableaux de ceux qu’on allait nommer ensuite impressionnistes. En 1876, il croise sur son chemin Ernest Hoschedé, un mécène qui sera vite ruiné.  La mort de son épouse en 1879 et les nombreuses absences d’Ernest, rapprochent Claude Monet et d’Alice Hoschedé, la femme de Ernest. Aimant peindre la Seine, Claude Monet se rend souvent sur la côte normande pour peindre les paysages. En 1883, il décide d'emménager avec ses 2 enfant et la famille Hoschedé en Normandie à Giverny. En proie à des ennuis financiers, c'est à partir de cette date qu'il n'en a plus connu.

Dès 1890, Claude Monet décide d'entamer des séries de peintures. Il s'emploie à peindre le même modèle à différentes heures de la journée et à différentes saisons. Il lui arrive de peindre des dizaines de toiles identiques se différenciant uniquement par l'instant présent. Les Meules sont sa première série. Il va enchaîner ensuite par Les Peupliers, la série des Cathédrales de Rouen, celle des Parlements de Londres et Les Nymphéas de son jardin. Cette dernière œuvre sera réalisée en grand format pour peindre de grands décors. La mort de son épouse, ses propres maladies, la cataracte qui affecte son travail, sont les évènements successifs qui rythment sa fin de vie. A 86 ans, il décède d’un cancer aux poumons.

Monet était un peintre perfectionniste. Il était capable de nombreuses retouches pour atteindre l'œuvre qu'il avait conçu dans sa tête.
Contrairement à certains de ses propos, la plupart de ses toiles sont créés dans son atelier. Au final, il prenait modèle sur son premier tableau pour réaliser ses séries de tableaux.
Claude Monet avait un caractère colérique, explosif avec des hauts et des bas. Cependant, c'était un grand travailleur passionné par son métier de peintre. Il n'hésitait pas à défier les éléments de la nature pour peindre ou ressentir au mieux son sujet. Monet avait répondu sur sa propre personne : « Qu’y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d’un homme que rien au monde n’intéresse que sa peinture et aussi son jardin et ses fleurs ? »

 

Monet représenté pas ses amis peintres

 

Claude Monet lisant un journal - Pierre-Auguste Renoir

Monet peignant son jardin à Argenteuil - Pierre-Auguste Renoir

Claude Monet peignant dans son atelier - Edouard Manet

Photos de Claude Monet

 

Claude Monet par Nadar en 1899.

Claude Monet dans son jardin vers 1917, de Clémentel.

Claude Monet devant Les Nymphéas, dans son jardin à Giverny.

Citations

 "Ce que je ferai, ce sera l'impression de ce que j'aurai ressenti." "Je n'ai fait que regarder ce que m'a montré l'univers."
"La couleur est mon obsession de la journée, la joie et le tourment." "Je veux peindre l'air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l'air où ils sont, et ce n'est rien d'autre que l'impossible."

Biographie de Claude Monet

Considéré comme le « père de l’impressionnisme », Claude Monet, durant sa vie, a été à l’origine de l’un des courants artistiques les plus importants de l’histoire de l’art. Ses œuvres révolutionnaires ont été des sources d’inspiration pour les générations suivantes de peintres.

Le 14 novembre 1840, Paris a vu naitre un futur grand : Claude Monet. Dès son plus jeune âge, il voulait peindre quand sa famille se décida d’habiter en Normandie. Ayant un petit succès grâce à ses caricatures de professeurs et de particuliers, Monet croise la route du paysagiste Eugène Bodin qui sera son mentor pour peindre à l’extérieur et saisir les instants de vie.

Paris

A Paris, Monet fit ses études à l’Académie suisse. Il découvre des membres de la célèbre école de Barbizon. Cette école regroupait les peintres de l’époque qui peignaient les paysages à l’extérieur et non dans un atelier. On les nommait les peintres paysagistes.

Se rendant au Louvre, il a aperçu des peintres qui imitaient les maîtres. Monet, qui avait amené ses toiles et autres outils avec lui, s’est assis près de la fenêtre et a peint ce qu’il a vu. Il n’a pas voulu reproduire, imiter les œuvres déjà réalisés. Monet a habité plusieurs années à Paris et a rencontré plusieurs peintres qui vont devenir ses amis et ses collègues impressionnistes. Édouard Manet faisait partie de ce petit groupe.

Guerre d'Algérie

En juin 1861, Monet entre sous les ordres. Il est affecté au Premier Régiment de Cavalerie Légère d’Afrique en Algérie pour une période de sept ans. Il tombe gravement malade en raison de la typhoïde. Son père qui ne voulut rien savoir, c’est sa tante Marie-Jeanne Lecadre qui intervient. Elle réussit à faire quitter l’armée. Ensuite, il reviendra à ses premiers amours en suivant des cours d’art dans une université.

Selon certains, le peintre hollandais Johan Barthold Jongkind que Monet connaissait, serait à l’origine de l’intervention de sa tante pour le faire quitter l’armée. L’art traditionnel enseigné dans les universités ne convenait pas à Monet. En 1862 il devient l’élève de Charles Gleyre à Paris. C’est par son intermédiaire qu’il rencontre Pierre-Auguste Renoir, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Tous ensemble, ils échangeaient, débattaient, innovaient sur leur passion commune. De nouvelles approches de l’art commençaient à poindre Fatigués de la peinture trop conventionnelle, ils se décident de peindre les effets de la lumière extérieure. Par le jeu de couleurs brisées et de coups de pinceaux rapides, ils sont les précurseurs d’un mouvement artistique que l’on nommera plus tard : l’impressionnisme.

Un des œuvres qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs est « La Femme à la Robe Verte », peinte par Monet en 1866. Cette peinture fait partie des nombreuses toiles dans lesquelles on peut voir sa future épouse, Camille Doncieux. Elle sera un modèle récurrent pour d’autres œuvres comme « La Femme au jardin » l’année suivante ainsi que « Sur les bords de Seine à Bennecourt » en 1868. Peu de temps après, Camille Doncieux tombe enceinte et donne naissance à leur premier enfant, Jean. En 1868, du à des échecs financiers successifs, Monet tente de se suicider en se jetant dans la Seine. Pendant cette année, il traverse une mauvaise période où il ne vend que trop peu de tableaux. Son talent n’est pas reconnu et la dépression le guette. Il se jette dans la seine mais ce fut un échec. Grace à Bazille, un ami peintre, il remonta la pente petit à petit pour sortir de la dépression.

Londres

La guerre franco-allemande est déclarée en ce triste jour du 19 juillet 1870., Monet se rend en Angleterre en septembre 1870. A Londres, il étudie les œuvres de John Constable et de Joseph Mallord William Turner. Il prend gout aux peintures sur les paysages qui vont inspirer ses futures œuvres. La couleur sera mise à l’honneur aussi. Printemps 1871, Monet se prend un revers : Ses tableaux se voient refuser l’autorisation d’être exposés à l’exposition de la Royal Academy.

Mécontent, il se décide en mai 1871 de quitter le Royaume-Uni. Il s’installe à Zaandam et va peindre 25 tableaux. C’est durant cette période que la police le soupçonne d’activité révolutionnaire.

Argenteuil

En octobre, novembre 1871, il se décide de revenir dans sa patrie qui est la France. Monet y vit de décembre 1871 à 1878 à Argenteuil qui est un village sur la Seine tout proche de Paris. Pendant ce laps de temps, certaines de ses œuvres les plus célèbres vont être réalisées. En 1874, il décida de repartir quelques semaines ou mois en Hollande. Pendant l’hiver de 1872/1873, il va peindre une œuvre majeur de sa carrière d’artiste : Impression : soleil levant. Cette petite toile de 48 x 63 cm est une toile qui représente un paysage du Havre. Pour l’anecdote, justement, le tableau était intitulé « Vue du havre ». Pas assez vendeur, il le renomme avec l’appellation « Impression ». C’est cette peinture qui donnera naissance à l’impressionnisme. L’exposition impressionniste en 1874 révéla au grand jour le talent de Monet par ce magnifique tableau. Actuellement, si vous désirez le voir, il est au musée Marmottan, à Paris.

Avec le nom de ce tableau, le critique d’art Louis Leroy a créé le terme « impressionnisme ». Le tableau ne lui plaisait pas. Il voulait trouver un bon mot pour son journal et se décida de reprendre « impression » pour critiquer l’œuvre. Par des critiques acerbes, Leroy à son plus grand regret, donna un nom au courant de l’impressionnisme.

Monet et Camille Doncieux se sont dit oui juste avant la guerre le 28 juin 1870. Leur mariage était la concrétisation de plusieurs années de passion amoureuse. Suite à un voyage à Londres et à Zaandamen en décembre 1871les amoureux décident de quitter leur demeure d’Argenteuil. En 1876, elle est malade et sa situation ne va que s’empirer. Le couple a un deuxième fils, Michel, le 17 mars 1878 . Leur premier enfant, Jean, est né lui en 1867. Ce deuxième rejeton affaiblit encore plus la santé déjà défaillante de Camille. En 1878, le couple décide de résider dans le village de Vétheuil. Camille Monet mourut de la tuberculose le 5 septembre 1879 à l’âge de 32 ans. Monet peint son épouse sur son lit de mort. Il la nomma sobrement « Camille sur son lit de mort ».

La vie de Monet après la mort de Camille

Les mois suivants la mort de Camille le 5 septembre 1879 ont été très délicats pour Monet. Son salut allait venir de son travail. Déterminé à ne plus jamais être pauvre, il se met à devenir un auteur prolifique. Il va du reste, peindre certains de ses meilleurs tableaux du 19e siècle. A l’aube des années 1880, Monet peint de nombreux paysages marins. Ses toiles feront l’objet ensuite de séries selon les saisons et les heures.

Provisoirement, la famille Hoschedé et la famille Monet décident de loger sous le même toit chez claude. Durant les beaux jours de l’été, les deux familles vivent ensemble à Vétheuil. Ernest Hoschedé, qui était mécène, a fait faillite et décida de repartir pour la Belgique en 1878. Courant septembre 1879, tandis que Monet vivait toujours dans sa résidence de Vétheuil, Alice Hoschedé a aidé Monet à élever ses deux fils, Jean et Michel. Elle fut une véritable deuxième mère pour eux en les emmenant vivre à Paris avec ses six propres enfants : Blanche, Germaine, Suzanne, Marthe, Jean-Pierre et Jacques. Durant le printemps 1880, Alice Hoschedé et tous les enfants se décident de rejoindre Monet et de quitter Paris. L’artiste demeurait toujours dans la maison de Vétheuil. En 1881, ils quittent justement Vetheuil pour se rendre à Poissy. Monet détestait cet endroit. Par une fenêtre du train qui l’amena de Vernon à Gasny, il eut le plaisir de découvrir Giverny. En avril 1883, ils quittent Vernon pour une une maison à Giverny située dans la haute normandie. Il s’y sent tellement bien qu’il décide de créer un grand jardin. Ce jardin sera propice à la réalisation des chefs d’œuvre de Monet. Jusqu’à la fin de sa vie, il peindra essentiellement à Giverny. En raison du décès de son mari, Alice Hoschedé décide d’épouser Claude Monet en 1892.

Giverny

Début mai 1883, la nouvelle grande famille de claude Monet habite une maison avec deux hectares de terrain. Il la loue à un propriétaire de la région. La maison se situait près de la route principale entre Vernon et Gasny. Giverny allait être le dernier village de Monet. Ce qui avait plus à l’artiste était la grange qui servait d’atelier de peinture, des vergers et un petit jardin. La maison n’était pas trop éloignée des écoles locales et les enfants pouvaient s’y rendre tranquillement. Le calme et la nature, justement, deviendront l’essence même des peintures de Monet. Le paysage environnant offrait un éventail de possibilités et de couleurs au travail de Monet. La famille travaille et réaménage les jardins. Monet réussit à vendre de plus en plus de toiles. Son marchand d’art, Paul Durand-Ruel, fait éclore le talent unique de Monet dans ses galeries. Il vend ses peintures en nombre et de plus en plus en chères. Le succès est là. Avec cet argent providentiel, Monet décida de refaire l’ensemble de la propriété. En novembre 1890, Monet est assez fortuné pour acheter la maison, les bâtiments avoisinants et un grand terrain. De locataire, il passe propriétaire. Il décide de tout refaire. Plusieurs années plus tard en 1899, Monet fait ériger une serre ainsi qu’un deuxième atelier et un vaste bâtiment aménagé et éclairé par des puits de lumière.

Le début des séries

Jusqu’à la fin de sa vie en 1926, Monet a fondé le concept des « séries » de tableaux : Un même sujet était représenté de différentes manières, sous différentes conditions de lumière et de temps. La première série qui a été exposée est celle des meules de foin. Elle a été peinte sous différents points de vue, sous différents climats et à différents moments de la journée. En 1891, 15 de ces toiles ont été exposés à la Galerie Durand-Ruel. Ensuite, Il créé plusieurs séries de peintures : La Gare Saint-LazarreLa cathédrale de Rouen, les peupliers, les Chambres du Parlement, les Matins sur la Seine.

Les Nymphéas

Article détaillé : Les Nymphéas

La dernière série, les Nymphéas, a été peinte sur sa propriété de Giverny. Elle est sans nul doute la plus célèbre des séries de Monet. Cette série est d'environ 250 peintures à l'huile réalisées par Claude Monet, lui-même, durant les trente dernières années de son existence. Cette succession de tableaux est idéal pour percevoir les difficultés visuelles qui ont perturbé toute sa vie d’artiste. Entre 1895 et 1926, 31 années se sont écoulées au cours desquelles il crée ‘Les Nymphéas’. Durant cette période, Claude Monet perd malheureusement la vue… Mais cela se voit. Avec ses différentes peintures qui sont de plus en plus abstraites, ils passent du réalisme au lyrisme pictural. Comme des radiographies médicales, les peintures de Monet suivent et subissent l’évolution de la cataracte dont l’artiste est atteint. Concernant ‘Les Nymphéas’, les détails sont moins précis. Le flou devient plus conséquent sur ses œuvres et la précision qui faisait sa légende sont moins efficaces. Ces tableaux étaient dépendants de la manière dont il regardait les sujets. Tout dépendait s’il regardait avec son œil gauche ou son œil droit, Claude Monet en vient même à réaliser ses peintures avec des monochromes rouges ou bleus. De par une maladie impactantee négative sur ses œuvres, il en a fait une force avec des tons de couleurs de plus en plus variés.

Entre les années 1883 et 1908, Monet se rend sur les bords de la Méditerranée. Il peint des paysages, des maisons, des bâtiments ainsi que des paysages marins tels que Bordighera. Bordighera est une petite ville italienne sur la cote méditerranéenne. En 1884, « Les Villas à Bordighera » est un des deux tableaux réalisés par l’artiste. Ces tableaux concernent les habitations et la nature de la côte de la riviera ligure en Italie. Pour admirer l’œuvre sur les villas, il faut se rendre aux Etats unis car elle est conservée à l'Art Institute of Chicago.

Monet aimer peindre là où il se trouvait. Il a donc peint de grandes séries de peintures à Venise, en Italie, et en Angleterre. Justement, à Londres, il a peint deux séries importantes concernant les vues sur le parlement britannique et les vues sur le pont de Charing Cross.

Guerre, Dépression et Maladie

En 1911, sa seconde épouse Alice décède. Son fils aîné Jean, qui épousa la fille d’Alice, Blanche, la préférée de Monet, décède, elle aussi, en 1914. Après ces évènements tragiques, Blanche s’est occupée de lui en prenant soin de lui. Monet était sujet à de gros problèmes dépressifs. C’est à cette époque que Monet a commencé à présenter les premiers signes de cataracte. Cette opacification du cristallin de l’œil avait des retombées négatives sur son humeur déjà faible. Durant la Première Guerre mondiale, entre 1914 et 1918, c’est son ami Georges Clemenceau qui dirigeait les combats et la nation française. Pour information, son plus jeune fils Michel a servi sous les ordres de la France.

Du fait de la guerre et des inquiétudes sur son enfant, Monet réalise une série de saules pleureurs en hommage aux soldats français morts au combat. La maladie de la cataracte a eu raison des yeux de Monet. Les yeux d’un peintre sont tellement essentiels pour représenter les événements de la vie. Monet se décida de subir deux opérations aux yeux en 1923 afin de repeindre normalement.

Les toiles réalisées alors que la cataracte affectait sa vue ont affecté aussi ses œuvres. Ces toiles avaient désormais une teinte plus rougeâtre. Il s’agit d’une caractéristique de la vision de ceux qui sont victimes de la cataracte. Après la chirurgie, il est fascinant de voir que certaines représentations de la lumière ultraviolette, normalement exclues par le cristallin de l’œil, sont représentés sur les œuvres de Monet. Après ses opérations sur les yeux, il a même repeint certaines de ces peintures. Il voulut ajouter plus de nénuphars bleus qu’avant l’opération.

La mort de Claude Monet

Le 5 décembre 1926, la France perd un de ses plus grands peintres avec la mort de Claude Monet des suites d’un cancer des poumons. À l’âge de 86 ans, il a été entérré au cimetière de l’église de Giverny. Monet souhaitait des funérailles sobres. Il ne voulait que peu de monde et ne souhaitait que ses proches. Il a été entendu car seulement une cinquantaine de personnes était présente sur les lieux, le jour de son enterrement.

La maison de Monet

Sa célèbre maison de Giverny et son jardin avec son magnifique étang aux nénuphars, ont été légués en 1966 à l’Académie des Beaux-Arts. Ses héritiers souhaitaient perdurer et afficher au plus grand nombre le talent de Claude. L’académie qui fait partie de l’Institut de France a décidé de rendre visible ce patrimoine aux générations suivantes. En 1980, grâce à la Fondation Claude Monet, la maison et les jardins ont été ouverts au public. L’ensemble de la propriété a été rénové pour redonner vie aux différents joyaux du Maitre. Si vous vous rendez à Giverny, vous pourrez admirer le mobilier d’époque avec lit et cuisine toujours conservés. Mais pas seulement. Vous pourrez profiter des souvenirs et toiles de Monet dans les couloirs et pièces ainsi que d’autres objets de son quotidien. La maison possède une grande collection de gravures sur bois japonaises. Les spectateurs japonais ne s’y trompent pas car ils sont très nombreux à se rendre à Giverny, petit village de Normandie, pour admirer les œuvres japonisantes de l’artiste.

Influence Japonaise

Monet s’était pris d’affection pour le japon ce qui l’amena à introduire de manière inattendue une succession de touches japonaises dans l’univers original de sa demeure de Giverny. Sa relation à l’art nippon alla même jusqu’à l’aménagement de l’étang. Il le transforma en spectaculaire “jardin d’eau”. Sur place, nous sommes ébahis par le pont, les couleurs de plantes et bien évidemment les nénuphars qui s’imposent sur l’étang. La passerelle qui permet de traverser ce vaste étendu d’eau fleurie est le théâtre de multiples photos pour rappeler que Monet aimait le japon. Ce pont rappelle les ponts japonais si souvent représentés dans les estampes japonaises. Il est le parfait reflet de l’artiste en partageant la vision des grands maîtres de l’ukiyo-e. Son jardin est si familier avec le monde flottant du japon.

La maison et surtout son jardin permettent d’entrevoir la vie que menait Monet à la fin de sa vie. Elle accueille des visiteurs français, japonais mais aussi du monde entier. Pendant les files d’attentes, il est impressionnant de remarquer que Monet a marqué le monde de l’art avec des conversations en anglais, en japonais ou autres pays du monde !

Les ventes aux enchères des tableaux

A Londres, en 2004, le tableau « le Parlement, trouée de soleil dans le brouillard » peint en 1904, a été vendu pour 20,1 millions de dollars américains.

 La peinture à l’huile « Pont du chemin de fer à Argenteuil » de Monet de 1873 représente un pont ferroviaire sur la Seine près de la capitale, Ce tableau a été acheté par téléphone par un collectionneur anonyme pour un montant record de 41,4 millions de dollars lors de la vente aux enchères Christie’s à New York le 6 mai 2008.

Le record précédent pour ce même tableau s’établissait à 36,5 millions de dollars. Le vendeur a réalisé un joli bénéfice de près de 56 millions de dollars.

Enfin, le bassin aux nymphéas de la remarquable série des Nymphéas a été vendu lors d’une vente aux enchères de Christie’s le 24 juin 2008., Le lot a été vendu pour la modique somme de 80.4 millions de dollars.

Le record d’enchères pour l’artiste concerne le tableau intitulé « Meule » qui déloge le précédent record de vente sur les nymphéas. Le leadership appartient désormais à une partie de la série « Meule » qui a été vendu à New york par Christie’s en 2016 à 81.4 millions de dollars. L’enchère a duré près de 15 minutes. Cette "Meule" concerne la série de meules peintes par Monet pendant l'hiver 1890/1891 depuis sa propriété de Giverny. Cette peinture fait l’objet d’une simple meule de foin conique avec des teintes de bleu et de mauve.

Les tableaux et reproductions de peintures de Claude Monet