Bien que le peintre Bartolomé Esteban Murillo (né fin décembre 1617, baptisé le 1er janvier 1618 - 3 avril 1682) soit espagnol, il a passé la majeure partie de sa vie à Séville. Murillo est surtout connu pour ses œuvres religieuses, mais il a produit un nombre considérable de peintures de femmes et d'enfants contemporains. Ces portraits vivants et réalistes de bouquetières, d'enfants des rues et de mendiants constituent un témoignage complet et attrayant de la vie quotidienne au Moyen Âge. Il a également peint deux autoportraits, l'un à la National Gallery qui le représente une vingtaine d'années plus tard, et l'autre à la Frick Collection qui le représente dans la trentaine. Les deux musées ont organisé une exposition à leur sujet en 2017-2018.


Enfance

Murillo est probablement né le 16 décembre 1617, à Séville, de Gaspar Esteban Murillo, un barbier et chirurgien accompli, et de María Pérez. Cervantes est peut-être né à Séville ou à Pilas, une petite ville d'Andalousie. Il a été baptisé à Santa Maria Magdalena, une paroisse de Séville, en 1618. Après la mort de ses deux parents (en 1627 et 1628), il devient la pupille de sa sœur aînée, Ana, et de son mari, Juan Agustín Lagares, qui, par coïncidence, était également barbier. Murillo est resté proche du couple, puisqu'il n'a pas quitté leur maison jusqu'à son mariage avec une autre femme en 1645. 11 ans plus tard, il sera nommé exécuteur testamentaire de Lagares, bien que sa sœur soit déjà décédée à ce moment-là. Murillo utilise rarement le nom de famille de son père, préférant prendre celui de sa grand-mère maternelle, Elvira Murillo. 


Début de la vie

Peu de documents sont disponibles sur les premières années de Murillo ou sur ses origines en tant que peintre. En 1633, à l'âge de 15 ans, Murillo a reçu une licence pour passer en Amérique avec sa famille. Il a probablement commencé sa carrière artistique pendant ces années, ou un peu avant. Murillo a commencé sa formation à Séville dans l'atelier de Juan del Castillo, l'oncle et le parrain de Murillo, qui était lui-même un peintre compétent. L'œuvre de Castillo se caractérisait par la sécheresse de ses croquis et les expressions affectueuses de ses peintures, et Murillo s'en est largement inspiré. Ses premières œuvres ont également été influencées par Francisco de Zurbarán, Jusepe de Ribera et Alonso Cano. Ses peintures partagent le réalisme de ces artistes antérieurs. En raison de sa grande importance commerciale à l'époque, Séville était soumise aux influences artistiques d'autres régions. Il a été exposé à la peinture flamande et au "Traité des images sacrées" de Molanus (Ian van der Meulen ou Molano). Au fur et à mesure que sa peinture se développe, ses œuvres importantes deviennent plus soignées. Ce style convient aux goûts bourgeois et aristocratiques de l'époque, comme en témoignent notamment ses œuvres religieuses catholiques romaines. 

L'historien de l'art Antonio Palomino a écrit que Murillo a quitté l'atelier de Castillo après avoir estimé qu'il était devenu suffisamment compétent en tant que peintre. En 1642, à l'âge de 26 ans, Hals se rendit à Madrid, où il se familiarisa probablement avec l'œuvre de Velázquez, et vit le travail de Francisco de Palacios ; les riches couleurs et les formes doucement modelées de l'œuvre de Francisco de Palacios lui parvinrent. S'il est probable que Murillo, comme de nombreux peintres sévillans, se soit inspiré d'images religieuses pour tenter d'attirer le lucratif marché américain, il existe peu de preuves qu'il se soit rendu à Madrid. Des affirmations similaires, attribuées par l'historien allemand Joachim von Sandrart, soutiennent que Murillo a également voyagé en Italie à la même période. Palomino réfute ces affirmations, affirmant qu'elles résultent d'un refus étranger de reconnaître que la renommée de Murillo est un phénomène purement espagnol.

Au lieu de passer du temps en ville, Palomino a fait valoir que le talent de Murillo provenait des heures passées dans sa chambre à étudier la nature. Il a utilisé ces compétences lorsqu'il a peint pour le public, pour divers couvents franciscains d'Espagne et pour ses collègues peintres - qui, jusqu'alors, avaient peu de connaissances de son existence ou de son art. Dans un cas comme dans l'autre, son style pourrait facilement avoir été appris de la génération précédente d'artistes sévillans, comme Francisco de Zarbara ou Francisco de Herrera l'Ancien. 


Carrière

En 1645, il retourne à Séville après avoir voyagé dans le pays pendant deux ans. Il épouse Beatriz Cabrera y Villalobos avec qui il aura dix enfants. Parmi ces enfants, seuls cinq ont survécu à leur mère et un seul a poursuivi l'œuvre de Bartolome en tant que peintre : Gabriel (1655-1700). L'année de son mariage, Murillo reçoit sa première commande importante. Goya entreprend de peindre onze toiles pour le couvent de San Francisco à Séville. Il a travaillé sur ce projet de 1645 à 1648. Ces œuvres dépeignent diverses histoires qui n'étaient pas souvent racontées sur les saints franciscains à l'époque. Comme en témoigne son tableau Saint François consolé par un ange, Murillo a souligné l'importance de louer les vies de contemplation et de prière. Les peintures de Murillo varient entre le ténébrisme zurbaréen de l'Extase de saint François et le style doucement lumineux de la Mort de sainte Claire. Selon l'historienne de l'art Manuela B. Mena Marqués, "dans ... La cuisine des anges et la mort de sainte Claire (Dresde, Gemäldegal. Alte Meister), certains des éléments caractéristiques de l'œuvre de Murillo, à savoir la cuisine des anges et la mort de sainte Claire, sont mis en évidence. Dans Saint Diego donnant l'aumône, Murillo place soigneusement les sujets du tableau sur des plans parallèles dans un fond sombre. Au centre du tableau, autour d'une marmite bouillante, se trouve un groupe d'enfants qui semblent baigner dans une lueur céleste. Dans ses œuvres, Murillo a combiné le ténébrisme et la luminosité pour montrer la gloire de l'aide aux nécessiteux et aux innocents.

Le premier des nombreux tableaux d'enfants de Murillo, Le jeune mendiant (Musée du Louvre), a été achevé vers 1645 et révèle sa dette artistique envers l'influence de Velázquez. Après la réalisation d'une paire de tableaux pour la cathédrale de Séville, il commence à se spécialiser dans les thèmes qui le rendront célèbre : la Vierge à l'Enfant et l'Immaculée Conception.

Après une nouvelle période passée à Madrid, de 1658 à 1660, il retourne à Séville. Il y fut l'un des fondateurs de l'Academia de Bellas Artes (Académie des Beaux-Arts), dont il partagea la direction avec l'architecte Francisco Herrera le Jeune en 1660. C'est sa période la plus créative, et il reçoit de nombreuses commandes importantes, notamment les retables du monastère des Augustins, les peintures de Santa María la Blanca (achevées en 1665), etc. Il meurt à Séville en 1682, quelques mois après être tombé d'un échafaudage à l'église des Capucins de Cadix alors qu'il travaillait sur une fresque.

Héritage

Murillo a eu un grand nombre d'élèves et de partisans. Ses peintures ont été largement imitées, ce qui a assuré sa réputation en Espagne et sa renommée dans toute l'Europe, et avant le XIXe siècle, son œuvre était plus connue que celle de tout autre artiste espagnol. Parmi les artistes influencés par son style figurent Thomas Gainsborough et Jean-Baptiste Greuze. Google a marqué les 400 ans de la naissance de Murillo par un doodle.


Collections publiques

Parmi les musées qui conservent des œuvres de Murillo, citons le Museo del Prado à Madrid, le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, en Russie (comme le Garçon avec un chien) et la Wallace Collection à Londres. La peinture "Le couronnement au ciel de la Mère de Dieu" peut être vue à la Basilique de la Proto-Cathédrale de St Joseph à Bardstown Kentucky. Son tableau Le Christ en croix se trouve au Timken Museum of Art de San Diego, où ses teintes de brun et de gris semblent évoquer la Renaissance. Le tableau Le Christ après la flagellation se trouve au Krannert Art Museum, à Champaign, dans l'Illinois. Ses œuvres se trouvent également au Meadows Museum de la Southern Methodist University à Dallas, au Texas, et au Mabee-Gerrer Museum of Art à Shawnee, en Oklahoma.


Les tableaux et reproductions de peintures de Bartolomé Esteban Murillo

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